Le vin bio 2/5 : Les labels bio

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Terra Vitis

Ce label certifie la pratique d’une viticulture raisonnée. Tous les aspects du travail du vigneron sont pris en compte. Le cahier des charges promeut le développement de la biodiversité, la production d’un vin sain et de qualité par des pratiques naturelles (limitation de produits chimiques, entretien des sols viticoles, réduction des déchets, etc.), la traçabilité des produits, de la vigne à la bouteille, et le respect des viticulteurs pour les consommateurs. Un contrôle régulier vise à améliorer la performance de l’exploitation.

Cette certification est reconnue par le ministère de l’Agriculture et correspond au niveau 2 du label HVE.


Haute Valeur Environnementale (HVE)

Il s’agit d’une démarche d’agriculture raisonnée mise en place en 2012 par le ministère de l’Agriculture afin de développer les pratiques de développement durable et la préservation de la biodiversité. Cette méthode encourage la présence d’éléments de biodiversité (haies, arbres, fleurs, insectes prédateurs visant à prévenir les attaques de la vigne, etc.), ainsi que la réduction des produits chimiques.

Le logo HVE peut être apposé sur les produits qui contiennent au moins 95% de matières premières issues d’exploitations de haute valeur environnementale. Il existe 3 niveaux ; seul le niveau 3 permet d’utiliser le logo.


Bio

Le vin bio est produit selon une démarche écologique : dans les vignes, le raisin ne doit subir aucun traitement synthétique ou d’insecticide, avant et après récolte. Dans les chais, l’ajout d’intrants doit se faire selon un dosage réglementaire.
Ainsi, les vins rouges ne peuvent contenir plus de 100 mg de sulfites par litre. Certains adjuvants sont interdits mais d’autres procédés techniques sont en revanche autorisés : l’acidification, la désacidification, le traitement thermique, l’ajout de tanins, l’ajout de copeaux de bois, de soufre ou encore de levures industrielles. Les composants nécessaires à la vinification (sucre, raisin, etc.) doivent être certifiés bio.

Le label bio en vigueur est le label européen, puisque la production bio est régie par des réglementations à l’échelle européenne (depuis 1991). L’étiquette verte mentionnant AB (Agriculture Biologique) n’est plus obligatoire même si certains producteurs continuent de l’apposer à côté du label bio européen. 10% du vignoble français est certifié bio ou en conversion.


Biodynamique

La biodynamie est une méthode qui va plus loin que l’agriculture biologique dans la mesure où elle prend en compte la compréhension de la plante et les interactions avec son environnement.
Afin d’intensifier la vie du sol et de permettre un meilleur échange entre la terre et la plante, les sols sont pas ou peu labourés pour permettre aux enzymes, aux bactéries et aux vers de terre de nourrir le sol et de vitaliser la plante.
Le viticulteur cherche ainsi l’équilibre entre la plante, le sol et la terre et tient également compte du calendrier lunaire et planétaire selon les méthodes théorisées par le penseur et philosophe Rudolf Steiner (1861-1925).

Au chai, il y a une plus grande exigence quant à l’usage des intrants et de la technologie. La quantité de souffre est très réglementée : pas plus de 70 mg par litre. Idem pour l’ajout de cuivre-métal : pas plus de 3 kg par hectare et par an. Le collage du vin, la filtration et la chaptalisation (ajout de sucre) ne sont autorisés que pour les vins effervescents.

Deux organismes privés délivrent un label spécifique à la biodynamie : Demeter et Biodyvin.

Le cahier des charges certifie une viticulture en biodynamie et une vinification avec peu de souffre. Il faut déjà être certifié bio pour y prétendre. Environ 15% des vignerons bio pratiquent la biodynamie.


Naturel

Le vin nature (aucun soufre ajouté) comme le vin naturel (ajout de soufre en dose très limitée) combinent les méthodes biologique et biodynamique mais vont encore plus loin en interdisant l’ajout d’intrants œnologiques et tout usage de technologie et de filtrage. Seule une infime quantité de soufre est autorisée pour les vins naturels : 30 mg/litre de soufre (contre 70 mg/l pour les vins biodynamiques, 100 mg/l pour les vins bios et 160 mg/l pour les vins conventionnels aux normes UE).
Toutefois, il faut savoir que la vinification sans l’ajout de sulfites ou d’additifs, et souvent sans régulation thermique, suppose un savoir-faire et des pratiques extrêmement rigoureuses (notamment en termes d’hygiène) ainsi qu’un travail quotidien au chai.
Cette méthode peut aussi bien relever d’un savoir-faire exceptionnel que de l’arnaque. Il faut donc connaître les producteurs.

Il n’existe aucun label officiel pour certifier ces pratiques respectueuses de l’environnement mais 2 associations ont développé des chartes : l’Association des vins naturels (AVN) et l’Association des vins sans aucun intrant ni sulfite ajoutés (S.A.I.N.S.).


Vegan

Il n’existe pas de certification officielle. La mention vegan signifie que les vins (bios ou conventionnels) ont été élaborés sans intrant d’origine animale (pas de blanc d’œuf pour le collage, par exemple) et sans recours aux animaux pour la viticulture (le labour avec un cheval, par exemple). Un vin vegan est donc un vin 100% végétal.

Une pensée sur “Le vin bio 2/5 : Les labels bio

  • 26 Mar 2019 à 19 h 58 min
    Permalink

    Voilà qui aide à y voir plus clair ! Merci !

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